vendredi 18 juillet 2014

Le cake à la courgette... #03

Ceux qui roulent leur bosse depuis quasi 10 ans sur la blogosphère se rappelleront peut-être du "zucchini bread"... Heidi Swanson, Fanny et d'autres avaient proposé leur version. A l'époque, je l'avais essayé et avais été déçue par une texture trop humide... Erreur de jeunesse, j'avais dû ne pas presser assez les courgettes râpées. L'autre jour, à la recherche de THE recette de muffins anglais (le vrai muffin quoi !), je me suis replongée avec délectation dans la lecture du 1er blog de Fanny - Foodbeam ! - quel bonheur... La photo du cake à la courgette et au ras el hanout m'a tendu les bras, je me suis laissée happer par elle et j'ai plongé dans un matelas moelleux et parfumé.
Pas automnal puisque le ras el hanout apporte presque de la fraîcheur à ce cake, et on ne le dira pas assez : on ne sent absolument pas la courgette et elle apporte du moeeeelllllleuuuux avec moins de beurre ! Bref la courgette a tout juste en pâtisserie !

D'ailleurs, si je l'ai refait aujourd'hui, c'est parce que j'avais un coup de mou, besoin d'une pause. Et que, lorsque j'ai demandé à ma maman si le brownie courgette de Cléa lui convenait, elle a fait la moue et a dit : "tu peux faire un gâteau qui se mange plutôt pour le petit-déjeuner avec des fruits secs, des amandes, des noisettes dedans !?"...."Euh oui, mais j'ai envie de changer moi..." Et je me suis remémorée ce bref instant passé dans les bras du cake de Fanny...

Rappelons au passage, que l'original est celui de 101 Cookbooks d'Heidi, revu par Fanny puis par moi, puisque j'ai encore utilisé ma farine chouchoute : celle de sarrasin, que j'ai combinée à de l'épeautre pour un résultat un peu moins roots / gris !), j'ai aussi diminué la quantité de sucre... Mais le résultat est laaaargement assez sucré !

jeudi 17 juillet 2014

Citronnade thym-gingembre

Le ciel Grenoblois est en perpétuel mouvement, si le soleil nous a assommés les semaines précédentes, sa présence se fait plus timide depuis la nuit du 28 au 29 exactement... Les rideaux de pluie l'ont escamoté, lui laissant le loisir de faire quelques apparitions au balcon pour nous rassurer sur sa capacité à faire monter le mercure ! L'air est tantôt sec et chaud, tantôt humide et chaud, humide et froid, humide et frais, sec et frais etc... Bref je deviens chèvre et passe mes journées à ouvrir et fermer les fenêtres - rapport au trombe d'eaux soudaines. Vous pourriez croire que je m'en plains, PAS DU TOUT, je peux travailler à la lumière du jour, habillée (bah oui... il faisait vraiment chaud et je bosse toute seule, non je plaisante !) et même si il pleut alors que je suis dehors, je sèche vite ! (euhh pas trop la semaine dernière et là il faisait même froid !)*

Jeudi (d'il y a deux semaines....) était particulièrement chaud et ma gorge me titillait... L'association chaude citron-gingembre-curcuma-miel de l'hiver s'est métamorphosée en boisson rafraichissante - sans être glacée - dans laquelle le thym a remplacé le curcuma et à laquelle une pincée de fleurs d'hibiscus séchées à donné cette couleur rosée... presque opalescente ! Voyez vous-même !

* Bon, je suis quand même contente que le soleil soit revenu, pour l'instant... quand on vous dit que les français râlent tout le temps !


mercredi 25 juin 2014

Un article sans recette...


Parce qu'il fait chaud et que je n'ai pas très envie d'augmenter la température de l'appartement, parce que le temps manque et que j'ai envie d'en prendre pour faire d'autres choses, je ne cuisine pas trop. Attention, ne pas cuisiner pour moi, ça ne veut pas dire me mettre à acheter de la salade déjà triée et acheter des carottes râpées... Non, c'est juste faire subir au contenu de mon frigo le minimum de transformation et avoir le moins de vaisselle possible... Mais un peu quand même, je réserve la carotte croquée à peine épluchée aux balades en montagne...

Au lieu de faire une salade de concombre avec d'autres légumes, je le mixe avec des amandes émondées (ou des amandes effilées ou de la poudre d'amandes blanches) du curcuma, du sel du poivre, quelques gousses d'ail nouveau et des herbes (menthe, coriandre...). On peut varier avec un yaourt de brebis, un peu de chèvre frais etc... Si vous avez un mixeur girafe, c'est le top, vous n'aurez quasiment pas de vaisselle ! Ne pesez rien, vous adapterez l'assaisonnement en fonction de votre palais...
On accompagne la soupe froide avec une belle tranche de pain de campagne grillée et tartinée de ce qui vous chante.

Pour le dessert, je ne suis pas trop compliquée : un bol de fruits rouges tout juste cueillis avec un peu de crème et de faisselle de chèvre, saupoudrée de sucre de canne (ici mixé pour des meringues)


Eh oui, c'est le même bol, lui et ses compères sont tellement beaux qu'on délaisse la vaisselle blanche ou les vieilles assiettes graphiques pour les couleurs de ces bols, leur douceur et leur courbes ! Ils viennent de la Poterie de Bissy dont j'ai mis les coordonnées ci-dessous. Potière très sympa.


Poterie de Bissy

Sonia Routin & Francois-Xavier Roux
172 route de Chaloz
73000 Chambéry Bissy

Atelier-Boutique
Lun-Mar-Jeu-Ven-Sam. de 9h à 12h et de 14h à 19h
Mercredi de 14h à 19h

 
poteries également exposées à la boutique collective :
La galerie du grillon,
10 rue Denfert-Rochereau 
73000 Chambéry Chambéry
mar, mer,ven de 10h à 12h30 et de 14h30 à 19h
samedi toute la journée de 10h à 19h . 

mardi 10 juin 2014

Socca format monnaie du Pape ou petites crêpes à la farine de pois-chiches

Petite je m'amusais souvent avec les plantes du jardin de mes grand-parents ou à La Petite Forêt... Les belles Amours en cages, les capsules sèches des Nigelles de Damas, les écus de la Monnaie du Pape... Puis petit à petit, je me suis mise à m'intéresser aussi aux brioches, aux pizza(s), aux soufflés salés de ma grand-mère, aux gâteaux, et non, pas aux légumes - hormis l'acide et parfumée Oseille, qui seule trouvait grâce à mes papilles...
> Nigelle de Damas au milieu des marguerites et escholzias

Depuis je ne peux plus faire le tour des chênes avec mes bras et les paysages entourant mon quotidien ont évolué ! Internet et ses sites de cuisine m'ouvrent vers la cuisine d'autres régions, d'autres pays... Notamment vers la Socca du sud de la France !
J'avais bien remarqué son nom de temps à autres, mais il a fallu attendre la recette simplissime de Daniel Stevens dans Petits et grands pains d'une ferme bio et l'achat (enfin !) d'un paquet de farine de pois-chiches pour me lancer.


Socca à Menton, Farinata dans les Cinque Terre, Cade vers Toulon. Cette galette de pois-chiches qui se déguste chaude est simplement délicieuse - que ceux qui n'aiment pas le parfum du pois-chiches s'abstiennent - idéale en déjeuner léger, en accompagnement d'un mélange de crudités ou d'une soupe froide. La recette originale prévoit le même volume d'eau et de farine, un peu de sel et d'huile, le tout cuit au four à bois dans un grand plat en cuivre étamé (pas idéal l'étain...). Mais Heidi avait publié il y a un an, une recette de SILVER-DOLLAR SOCCA (en gros de petites socca de la taille d'une grosse pièce en argent)
Les soccas d'Heidi comportent plus d'ingrédients que l'original, ce qui en fait presque des soccas du riche. Alors à vous de tester celle d'Heidi ou celle de Stevens (plus proche de l'originale bien que cuite dans un poêlon en fonte sur le feu). Pour ma part, la recette qui suit est une adaptation des 2. La taille de grosse capsule de monnaie du Pape, un peu de ciboulette et de graines de sésame noire pour la couleur et une sauce onctueuse au tahin pour napper les crudités ! What else ?

vendredi 16 mai 2014

Pizza collections printemps-été... Pyrénéenne

Je vais être brève* sur le sujet : après un court parcours en voiture puis un autre en vélo, me voici dans le train qui file vers les montagnes, la vieille dame assise en face de moi coiffée de son béret rose pâle donne envie de la serrer contre soi délicatement, elle lit. Les plantes, aux éditions Que sais-je ? Elle lit, elle s'arrête, elle note de sa belle écriture quelques mots sur un bout de papier avec son stylo quatre couleurs. Le temps est suspendu, elle et moi lisons (Canada d'Henry Ford en version originale). Je somnole puis me réveille lorsque nous approchons de la presqu'île, elle me regarde et sourit. Je me lève et je l'entends me parler "- Mélisse ? - Pardon ? - C'est de la mélisse ? Je regarde la poche de côté de mon sac à dos,  - Ah, non, c'est de la menthe !"

Voilà. Les quelques minutes précédent l'arrêt du train, je me demande ce que mon frigo contient, j'hésite à m'arrêter acheter un concombre, puis me reprend en me disant qu'il ne sont pas encore là, peut-être plus au sud, mais ils n'ont pas encore poussé chez nous ! On verra.

Je pédale, une envie de pizza. Je rentre. L'appartement est vide. Je mets mon bouquet de menthe de La Petite Forêt dans un verre d'eau, ouvre la porte du frigo : oignons et aulx nouveaux, tomme de brebis des Pyrénées ramenée des vacances.

Je prépare la pâte, elle lève pendant que je casse les noix en regardant un film.

*oups, pas si brève !


Cette pizza blanche est un délice, crème fraîche, oignons et aulx nouveaux réhaussés de fleur de sel et de poivre. Le brebis apporte du caractère. Un filet d'huile d'olive... On est loin de la tomate - mozza...

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